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2019-04-18

Trop de mensonges “officielles” ne tuent-elles pas la justice ?

Une Question au Quotidien du médecin

by Dr Dan Waniek, MD
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Trop de mensonges “officielles” ne tuent-elles pas la justice ?


(Sur une proposition du « Quotidien du médecin » j’ai posé cette question. J’attends toujours la réponse. Elle ne doit pas être d’intérêt assez général. Je peux toujours me faire proposer une commission d’expertise psychiatrique en attendant. Il sera tellement plus convenable de remplacer la réalité de mon « cas » par un concept. Mais les médecins s’occupent, Dieu merci, et toujours, de la réalité. Pour combien de temps encore ?)


Bonjour Maître !


Je suis sauvé d’un cancer de foie par une greffe. De justesse.


Pendant ma très longue et compliquée récupération en réanimation, le maire de la commune ou j’exerce seul depuis dix ans, JL Astier pour ne pas le nommer, a arrêté l’edf, m’a pris les indemnités journalières de médecin malade et m’a bloqué tous les comptes pour avoir son loyer. 


N’étant pas mort immédiatement par la suite, je lui ai signifié, quand j’ai pu, comme j’ai pu, le fait de ma survie, et le fait que sans comptes, ni edf, ni indemnités journalières, et pesant à peine 26 kilos, je risquais la mort.


Je lui ai aussi signifié cela pendant encore cinq ans, refusant vigoureusement d’être enterré, et en lui proposant ma survie dans une centaine de lettres RAR, dont il a accusé réception, faute de ne plus vouloir me voir.


Il a continué néanmoins, un peu gêné, c’est vrai, mais en croyant peut être un héros (du devoir ?), de tout bloquer, encore six ans, avec plus de 250 OTD. Encore une fois, voilà, j’ai malencontreusement survécu, et il fallait s’acharner. C’est cela aussi le devoir d’un maire : achever l’enterrement d’un médecin recherché, dans une commune où ceux-ci manquent cruellement, pour payer avec son millier d’euros de loyer (plus pénalités et majorations) l’enterrement de bouteilles et de câbles. Survie du médecin tellement pas prioritaire par rapport aux bouteilles et aux cables, comment ne voit-on tous ça ?


Tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Il peut survivre à son enterrement, le médecin, mais c’est son problème. La dissonance cognitive officielle est telle que aucun rapport ne peut être invoqué et ainsi tout simplement et « normalement » un rapport quelconque ne pourrait et ne saurait pas exister entre l’enterrement vivant sous des paperasses pour sa « régularisation » et son l’étouffement.


Crevez, donc, et payez ! Mais en ne payant pas et en survivant quand même, grâce à Dieu et à mes patients, je suis devenu RQTH, reconnu en 2016 à plus de 80 % comme travailleur handicapé. Non seulement je travaillais comme handicapé pour survivre, mais les fruits de mon travail (ne me nourrissant pas, et quoi dire ensuite de ma famille ou de nos soins à tous), allaient intégralement et directement aux pénalités et aux « majorations » de « retard » ?


Mon handicap c’est aggravé donc avec un handicap encore plus profond, l’incapacité de reconnaître la bêtise officielle voulant poser et légitimité, de cet assassinat « légal ». Serait-il plus rentable de supprimer un médecin pour ensuite se plaindre qu’il « manque » ?

Peut-être s’agit-il d’un principe à défaut d’etre humainement compréhensible avec mes faibles capacités ? S’il s’agit d’un « impératif catégorique » il va falloir déléguer la solution pratique aux études kantiennes. Une espèce de « critique de logique purée »... Aucun rapport, toujours, entre le développement de mon handicap et le traitement officiel qui l’a engendré...


Les « aides » collégiales m’ont payé juste l’edf une fois, mais j’ai dû recommencer mon travail en libéral seul, et « à mi temps » en assumant tant bien que mal, à mi-temps, toutes mes responsabilités, même sans trousse d’urgence. Grâce à la compréhension tendre et salutaire d’absolument tous mes patients j’ai réussi à survivre, même en vivotant seulement, faute de pouvoir approvisionner le cabinet. Pas un seul patient n’est victime d’une faute médicale. Histoire de comprendre ce qui est devenue l’ignorance de l’approche comptable de la médecine « sécuritaire »...


Monsieur le Procureur de la République de Versailles à pris note, enfin, après deux ans de signalements désespérément insistants, de ma plainte pénale. La Loi prévoit des peines précises pour ma mise en danger de mort en pleine connaissance de cause et avec volonté de nuire. Mais en constatant que je n’étais toujours pas décédé, ce Monsieur m’a redirigé généreusement vers une constitution de partie civile pour un procès payant.


J’étais devenu, c’est vrais, entre temps, une « cause célèbre » avec plus d’un millier de signatures sur une pétition publique pour mon « sauvetage ». Il fallait que cessent tout de suite au moins les centaines d’instances de harcèlement caractérisé, l’insulte par dessus la blessure, les mesquineries. Il n’y avait vraiment pas d’autre moyen que de tout dévoiler. Maintenant on ne pouvait plus m’ignorer. Il fallait m’achever...


Des amis compétents m’ont proposé des conseils de « médiation » à défaut de signer eux zussi cette pétition, ce qui « ne se faisait pas »... Ils ont mal vu alors ma question concernant le seul sujet que je voyais pour négocier avec le maire selon le Code Pénal, ses quatre années de prison ferme où deux seulement, une fois écroué.


Il était sidérant du point de vue culturel de constater la restriction de l’univers du discours de mes amis bien placés, aux « facilités de payement » pour moi, alors que je m’éteignais, n’ayant pas de quoi me nourrir, quoi dire de payer mes bourreaux dans la foulée. « L’exemple français » du coup est ainsi, pour moi : une éducation qui se veut gothique dans un monde méditerranéen... Franchement pas gaulois, ni très franc.


Faute d’aide judiciaire je n’ai pas pu avoir le procès. Vous reconnaissez ici le « travail » de la justice ? Dois-je, à l’instar d’une cellule en apoptose, me plier alors aux injonctions très hautement supérieures de la morale française (franchement pécuniaire), de tout payer ? Quitter « légalement » ce monde ou je gêne les « autorités » locales au point où elles ne peuvent plus regarder ailleurs ?


Les gendarmeries des Yvelines ont cessé d’accepter mes plaintes pénales et le Conseil de l’ « ordre » des médecins a poussé l’aide collegiale jusqu’à une très obligeante demande d’expertise psychiatrique et une menace de mise en retraite obligatoire anticipée pour m’achever. Ils attendent toujours...


Comme si la psychiatrisation de mon non-payement d’un loyer allait résoudre ma « dissidence » on me poussait à bout, me faisant « comprendre » que il fallait payer même mon statut de victime. Culpabiliser la victime qui ne gagne plus assez pour payer mille euro de loyer, seulement de ses quatre cent euro de retraite forcée, leur restait comme seule issue logique. Sinon il faut être juste : il fallait tout simplement attendre, évidemment, l’heure de ma mort pour tout « régulariser ».


Mais pour l’année sabbatique, la septième de la victoire contre mon cancer, je dois au moins survivre, faute d’avoir eu la justice. Et la justice sera faite, comme toujours, à la fin du monde. Si Dueu le veut, même bien avant.


Je refuse toujours de me laisser enterré et encore mutilé « légalement », et alors je fais comment, avec mes « éléments de preuves », Maître, juste pour survivre ?


Je dis « survivre » au moins, et pas avoir la justice, par exemple celle pénale, pour mes agresseurs, dans les meilleurs de cas ? La justice peut-elle être à la fois aveugle et hypocrite ? M’administreront-ils d’autres « leçons » en attendant ?


Dans le monde médical on ne peut pas avoir les deux ensemble, la Vérité et les pharisiens. Hippocrate ou hypocrite, il faut toujours choisir. On peut toujours disserter là-dessus, seulement, dans mon cas aussi, voilà : l’hypocrisie tue. Il faut entre temps regarder ailleurs et ensuite convoquer une expertise pour « voir » comment cela lui est arrivé.


Si vous me dites que, techniquement, « il n’y a pas assez d’éléments pour incriminer les acteurs de la non-assistance à personne en danger de mort pendant cinq ans » vous pourriez tout autant affirmer que il est tolérable de tuer un médecin parce que il est tombé cancéreux, épuisé, dans l’exercice de son devoir envers ses patients.


Si le médecin ne peut pas être « éduqué »  pendant cinq ans, pour payer ce qu’il ne peut plus payer, on va alors le « lustrer », moyennant sa transformation à plus de 80 %, en RQTH. Vous voyez quoi là ? Ça sera autre chose que le retour à la « justice » sociale de la mutilation ? Par les temps qui courent on perd pas ma vie si insignifiante dans le bruit de fond ? Certes, on s’inquiètent plus, même pour des crimes ô combien plus abominables... Il ne s’agit plus de questions de principe. Il s’agit juste d’une question de perception. L’encadrement tue le contenu.


Non, il n’est pas tolérable de voir ainsi une notion quelconque de la justice, même pas celle du Babylonien, car Hammurabi, lui, au moins, effaçait les dettes impossible à payer. C’est donc intolérable, encore un fois, et insoutenable dans toute conception du droit, que de pousser l’ignominie jusqu’à la culpabilisation de la victime.


Accepter cette ignominie ignoble à défaut de suivre autre principe que comptables ? Ça sera réduire, socialement, d’une manière très lucrative pour un maire, un médecin à son loyer, pas à son métier, et tant pis s’il crève car, cancéreux, de toutes les manières il ne peut plus le payer.  Et ensuite on pourra se plaindre convenablement d’une « manque » de médecins.


On aura tout vu, et son contraire. Si celle-ci s’appelle encore justice, elle est malade. Il va falloir la changer. Sinon la société ne pourra plus exister.


Faites jurisprudence, Maître !

For Romanian characters (we don't accept approximations for Romanian comments) : „ de ” ă â î ş ţ Ă Â Î Ş Ţ S'il vous plaît, pardonnez le modérateur ! Il a la moderation intense, pas d'intensité dans sa modération. Restez polis, patientez, et vous pouvez tout dire ici chez nous ! Soyez les bienvenus ! Allez-y !

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